Newsletter #4, Harveez au Maroc

En bref, dans cette newsletter : – visite des coopératives marocaines d’argan en vidéo,
– photo-reportage sur un village autonome où innovation, tradition et participation citoyenne font bon ménage,
– non pas une, mais bien trois innovations frugales de la semaine !

Newsletter #4 : De l’argan à la caroube, à la découverte des fruits miraculeux du Maroc !

La coopérative, une force au Maroc

Harveez revient pour sa dernière Newsletter au Maroc, avec toujours autant de découvertes incroyables ! First step de notre récit : Essaouira. Nous avons passé quelques jours (relativement reposants) dans cette belle contrée qu’est Essaouira, petite ville fortifiée à l’est de Marrakech. Réputée pour ses  artisans du bois, la région regorge aussi d’arganiers : un arbre extrêmement résistant aux fruits vertueux. Il pousse sur des sols caillouteux, impropres aux autres cultures. Les chèvres pâturent les quelques brindilles qui poussent et montent même dans les arbres pour en déguster les feuilles ! 
Nous avons pu visiter des coopératives d’argan; regroupements de femmes qui commercialisent ensemble leurs produits, comme celle de Tilila. Nous avons pu comprendre les processus d’extraction de l’huile depuis l’amande. Les fruits de l’argan sont des fruits secs composés de plusieurs enveloppes. Les enveloppes de l’amande sont retirées et les  amandes sont pilées, torréfiées pour les produits alimentaires (petit goût de grillé contrebalançant l’amertume) et pressées à la main entre deux pierres de granite pour obtenir une pâte.

L’huile peut alors être extraite de cette pâte. La différence de prix incroyable entre les huiles alimentaire et cosmétique reste encore un mystère pour notre équipe qui part du principe que “tout ce que l’on met sur nos corps doit être comestible, sinon c’est un poison”.

La gestion de l’eau au Maroc, entre tradition et réforme

Suite à cette escapade revitalisante nous décidons de faire une escale a Marrakech : fleuron de la luxuriance marocaine. Toujours en quête de nouvelles innovations, nous avons rencontré deux jeunes entrepreneurs : Rhys et Amine qui ont donné naissance à Scube, une entreprise de conseil et vente de technologie de précision agricole à petit prix, notamment pour optimiser l’irrigation. 

Marrakech regorge de ressources culturelles; notamment le Musée de l’Eau inauguré en 2017 qui retrace la place de l’eau dans la société marocaine depuis des siècles et les évolutions de son utilisation jusqu’à aujourd’hui. Depuis des siècles, les habitants des oasis et du désert regorgent de solutions ingénieuses pour contrer les faibles précipitations (moins de 60mm/an, contre cent fois plus dans les régions du Nord). Les khettaras en sont un bon exemple : des galeries souterraines de plusieurs kilomètres acheminent l’eau d’un aquifère peu profond vers une oasis en contrebas. En jouant avec la topographie et la gravité, les berbères pouvaient ainsi cultiver des palmiers dattiers, oliviers ou encore grenadiers en plein désert ! A ce propos, avez-vous lu notre article sur la culture des dattes et les différents modes de valorisation des fruits et des résidus de culture ? 

Le musée de l’eau nous apprend également l’importance de la gestion participative de l’eau dans les villages. La Jemaa est une assemblée citoyenne chargée chaque jour de la distribution de l’eau entre les parcelles cultivées de chaque famille. A 45 km de Marrakech, dans les montagnes du Haut Atlas, nous visitons Tizi n’Oucheg, un village où traditions et innovations se confondent. La Jemaa est toujours importante, mais des canaux en béton remplacent petit à petit les canaux en terre, à l’origine de trop de gaspillage d’eau.

L’entrepreneur de la semaine

Le village de Tizi n’Oucheg nous a particulièrement impressionné : anciennement plongé dans une grande précarité (pas d’eau potable, pas de scolarisation des enfants, désertification des jeunes), le quotidien des villageois a changé du tout au tout en moins d’une dizaine d’année. Ce développement est en partie dû au leadership d’un homme : Rachid qui a monté l’association de son village pour le développer. Depuis sa création, les habitants de Tizi ont l’eau potable, des canaux d’irrigation de culture plus performants, une école de qualité pour les filles et les garçons, ainsi qu’une route praticable. Si vous souhaitez passer par la, Rachid dispose d’un gîte magnifique ou il accueille volontiers les randonneurs et passionnés de nature.

Découvrez également notre court reportage pour voyager sans quitter votre siège !

Les innovations frugales de la semaine

Voyant la fin du voyage arriver à grand pas, nous avons dû hélas quitter ce petit coin de paradis pour continuer nos récoltes d’initiatives qui nous ramène à notre point de départ : Rabat. Nous avons été accueillis chaleureusement par le groupe Enactus de l’IAV (institut agronomique et vétérinaire) avec qui nous échangeons sur leurs projets futurs. 3 d’entre eux sont très avancés et prometteurs : ce sont nos innovations frugales de la semaine !

Porté par Kenza et déjà incubé par l’ESSEC de Rabat, Funghipack élabore des emballages biodégradables avec du mycélium de champignon, substitut au polystyrène, des pionniers au Maroc. 
Fatima Zahra porte Tikida, et valorise un fruit plein de vertus et méconnu; la caroube, au goût semblable au cacao et emplit de propriétés nutritives intéressantes.

Finalement, notre coup de coeur demeure le projet d’Ikrame, présidente du club Enactus IAV, Palmera project conçoit un substrat de culture hors sol – pour le jardinage ou l’hydroponie – en fibre de palmier dattier remplaçant la fibre de coco ou la tourbe de sphaigne non renouvelabl


La vidéo de la semaine

Plongez en image dans une véritable coopérative marocaine !

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